Actuellement, en Europe, 1 personne sur 6 est atteinte de diabète, et cette prévalence ne cesse d’augmenter. Or, on sait aujourd’hui que les conséquences de cette maladie sur la qualité de vie ne sont pas négligeables :

 

-  augmentation des risques (2 à 4 fois plus élevés) d’accidents cardiovasculaires (AVC, infarctus) pouvant mener à des handicaps graves, voire le décès

-  augmentation des risques d’atteinte nerveuse (chez 60 à 70 % des diabétiques), engendrant une perte de sensibilité dans les mains et les pieds, une mauvaise digestion, de l’impuissance, de la cécité et pouvant aller jusqu'aux troubles musculaires et locomoteurs…

-  augmentation des risques d’insuffisance rénale nécessitant des dialyses régulières

-  augmentation des risques d’amputation. En France, 5 000 amputations de membres sont pratiquées chaque année en conséquence du diabète.

-  augmentation des risques d'obésité, d'Alzheimer, de cancer...

 

Comment fonctionne le pancréas ?

Il existe deux sources de carburant qui assurent le fonctionnement de nos cellules et de notre organisme tout entier: le sucre (glucose) et les graisses (acides gras).

Après un repas riche en glucides (pain, pâtes, riz, quinoa, lentilles…), le taux de glucose présent dans le sang augmente. Cette hausse de la glycémie engendre une réponse du pancréas qui sécrète une dose équivalente d’insuline pour faire pénétrer le glucose dans les cellules, dans les muscles et le foie. Si ces derniers sont saturés, l’organisme créera des tissus adipeux pour y stocker l’excédent. Ce phénomène se traduit inévitablement par la prise de poids.

 

Tous les glucides ne sont pas les mêmes…

Les glucides simples (ou sucres rapides) (aliments ou boissons sucrées, sucres cachés, farines raffinées, riz blanc…) ont un index glycémique (IG ou capacité à faire monter le taux de sucre dans le sang) nettement plus élevé que les glucides complexes (ou sucres lents) (farines complètes, lentilles, quinoa...) entre autre parce qu'ils n’ont pas besoin du même temps de digestion avant d’être libérés dans la circulation sanguine. Le mode de cuisson (vapeur, eau bouillante, four, friture…) influence, lui aussi, l’index glycémique d’un aliment.

Or, un pic de glycémie engendre une réponse insulinique excessive du pancréas conduisant à une hypoglycémie réactionnelle. Cette dernière se traduit par des coups de barre suivis de nouveaux appels de sucres (fringales).

Ce cercle vicieux caractérisé par l’alternance entre hyper et hypo-glycémie finit par fatiguer le pancréas qui rencontre de plus en plus de difficultés à secréter suffisamment d’insuline, pouvant mener à l’insulinodépendance (diabète de type 1). D’autre part, les cellules de l’organisme, désormais habituées à de fortes doses d’insuline, finissent par ne plus y être sensibles, augmentant ainsi les risques d’insulino-résistance (diabète de type 2).

 

Comment le surpoids augmente-t-il les risques de diabète ?

En dehors des repas, afin de continuer à assurer l’apport en énergie aux cellules, l’organisme libère progressivement des acides gras en allant puiser dans ses réserves musculaires, hépatiques (néoglucogenèse) et graisseuses (lipolyse).

Après un repas riche en graisses (viande grasse, poisson gras, huiles, oléagineux…), les triglycérides présents dans le sang augmentent. Dès lors, le pancréas secrète de l’insuline pour bloquer la combustion des réserves de graisses de l’organisme au profit de l’apport extérieur et relance le stockage via la production de nouvelles réserves graisseuses (lipogenèse).

Or, l’excès de poids, surtout au niveau de la ceinture abdominale, favorise la libération continue de triglycérides dans le sang tandis que le foie continue, lui aussi, à libérer des acides gras. Cet excès de graisses dans la circulation engendre une sécrétion d’insuline encore plus puissante conduisant à davantage de lipogenèse. Ainsi, le surpoids augmente non seulement les risques d’athérosclérose, mais également d’insulino-résistance et de davantage de prise de poids (cercle vicieux).

 

Comment savoir si l’on est à risque ?

Le diagnostic se pose après avoir effectué une prise de sang permettant de mesurer la glycémie à jeun (taux de sucre dans le sang) de la personne. Si tout va bien, il faudrait se situer autour des 80 mg/dL (80 mg de sucre par décilitre de sang). En revanche

-       Si elle se rapproche de 1,00 g/L, cela indique un début de dépendance ou de résistance à l’insuline

-       Si elle se situe entre 1,10 et 1,26 g/L, la personne est considérée comme pré-diabétique.

-       Si la glycémie est supérieure à 1,26 g/L, cette personne a le diabète.

 

Une situation à ne pas prendre à la légère…

Un excès de sucre dans le sang est particulièrement nocif pour les parois des vaisseaux, et pour l’organisme tout entier ! Le sucre crée notamment de l’inflammation, qui abîme les tissus et accélère le vieillissement et la dégénérescence de ces derniers pouvant mener à de nombreuses pathologies chroniques graves (maladies cardiovasculaires, Alzheimer, maladies auto-immunes, cancers…).

De nombreuses études dénoncent le sucre comme étant l’ennemi numéro un et la cause première du développement de toutes les maladies chroniques de civilisation, qui n’ont fait que grimper ces 50 dernières années. Découvrez les vidéos du célèbre Docteur David Servan-Schreiber, médecin psychiatre, et Docteur Christine Horner, chirurgienne cancérologue :

David Servan-Schreiber - Le sucre et le cancer

Dr. Mercola Interviews Dr. Christine Horner

ainsi que l’enquête de santé diffusée sur France 5 « Sucre : gare à l'overdose » :

France 5 '' Enquête de santé Sucre : gare à l'overdose ''

 

Vers quelles solutions se tourner ?

Il existe différents types de médicaments (comme la metformine) qui visent à diminuer artificiellement la présence de triglycérides dans le sang, en empêchant la néoglucogenèse (la libération d'acides gras par le foie). Bien que nécessaires pour limiter les dégâts lorsque la personne souffre déjà d’obésité morbide, ces médicaments ne sont pas sans effets secondaires, notamment au niveau du foie, des intestins et des reins.

Afin de diminuer naturellement et durablement les risques de diabète, il est vital

-  de surveiller la charge glycémique de son assiette,

-  de limiter au maximum la consommation de mauvaises graisses (saturées, trans…) et

-  de conserver un poids de forme.

 

A travers des séances de nutrithérapie, le thérapeute vous aidera a voir plus clair sur votre situation spécifique et vous accompagnera dans la rectification saine, progressive et personnalisée de vos habitudes alimentaires tout en vous orientant vers des aliments et plantes qui vous permettront

-  d’assurer des apports suffisants en vitamines, minéraux et oligo-éléments

-  de réduire l’état inflammatoire de votre organisme

-  de rectifier la charge glycémique de vos repas

-  d’améliorer votre poids

-  d’améliorer la sensibilité à l'insuline et l'état de santé du pancréas

-  de freiner la progression de la maladie...

 

Article rédigé à Antibes par:
Emilie Tasté, nutrithérapeute diplômée en Nutrition Naturelle

Emilie Tasté consulte au Centre des Thérapies Naturelles d’Antibes.

Pour prendre rendez-vous, téléphonez au 06 99 44 04 04 ou au 04 93 67 04 01.

Tarifs : 45 EUR pour une séance ou 35 EUR par séance pour un programme de suivi. Premier bilan gratuit.

 

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